Autres symboles du Canada
- La feuille d'érable
- Le grand sceau du Canada
- Le tartan
- La Gendarmerie royale du Canada (GRC)
- Les édifices du Parlement
Certains objets, sites et structures au Canada sont devenus, par tradition ou par la perception du public, des symboles auxquels s'identifient les Canadiens. Ces points de repère sont aussi reconnus dans le monde entier comme étant typiquement canadiens. Voici quelques exemples de ces symboles non officiels.
La feuille d'érable

En 1867, Alexander Muir composa The Maple Leaf Forever à l'occasion de la Confédération du Canada. Ce chant fut considéré pendant plusieurs décennies comme le chant national du pays. L'année suivante, les armoiries des provinces de l'Ontario et du Québec portaient toutes deux des feuilles d'érable.
Aujourd'hui, seule la pièce d'un cent est frappée à l'emblème de la feuille d'érable, mais entre 1876 et 1901, elle figurait sur toutes les pièces de monnaie canadienne. Les deux feuilles d'érable naissant d'une même brindille qui apparaissent aujourd'hui sur les pièces d'un cent n'ont presque pas changé depuis 1937.
Au cours de la Première Guerre mondiale, on incorpora la feuille d'érable à l'insigne du Corps expéditionnaire canadien. Les armoiries du Canada comportent depuis 1921 trois feuilles d'érable comme emblème canadien distinctif. Depuis la proclamation du drapeau national en 1965, la feuille d'érable est devenue notre symbole le plus important.
Le grand sceau du Canada

Le sceau, fait en acier d'une trempe spéciale, pèse 3,75 kg et mesure 12,7 cm de diamètre. Il remonte au début du règne d'Elizabeth II. Un nouveau sceau sera frappé pour son successeur.
Le sceau porte l'effigie de la reine Elizabeth II assise sur le trône du couronnement, en grande tenue d'apparât, portant le globe et le sceptre. Les armoiries royales du Canada apparaissent au bas du sceau.
Le sceau actuel a été frappé à la Monnaie royale canadienne. L'inscription y figure en français et en anglais; auparavant, elle était en latin.
C'est le bureau du registraire général du Canada qui en a la garde. Le registaire général est aussi ministre de l'Industrie.
Le tartan

La Gendarmerie royale du Canada (GRC)
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est le corps policier national responsable de l'application des lois, de la prévention du crime et du maintien de la paix, de l'ordre et de la sécurité. La GRC fournit des services de police partout au Canada à l'échelon fédéral, provincial et territorial, et municipal. Même s'il s'agit d'un corps policier moderne, la tunique rouge et le cheval noir restent des symboles importants de la tradition de la GRC et de l'identité canadienne, comme le démontre la populaire cérémonie du Carrousel.


Réimprimer avec la permission de la GRC
Les édifices du Parlement

En 1841, le Bas-Canada (le Québec) et le Haut-Canada (l'Ontario) s'unissent pour former la Province du Canada. Le siège du gouvernement se déplace pendant des années. En 1857, on demande à la reine Victoria de choisir la capitale du pays.
À la surprise générale, la reine préfère Ottawa, rude ville de bûcherons, aux villes bien établies de Toronto, Kingston, Montréal et Québec. Offrant plus de sécurité en raison de son éloignement de la frontière américaine, Ottawa est un compromis politique et géographique.
Entreprise en 1859, la construction des édifices du Centre, de l'Est et de l'Ouest s'achève en 1866 (sauf la Tour de la Paix et la Bibliothèque). Un an plus tard, la Confédération canadienne voit le jour. Ces édifices sont aussitôt désignés siège du nouveau Dominion du Canada.
Le pays n'est pas encore cinquantenaire que la tragédie frappe. Le 3 février 1916, vers 21 heures, un petit incendie prend naissance dans la salle de lecture de l'édifice du Centre. Il se transforme rapidement en un brasier ardent, fait sept victimes et ne laisse des édifices qu'une structure carbonisée. L'incendie épargne cependant la Bibliothèque et l'aile nord-ouest.
On commence à reconstruire l'édifice du Centre alors que la Première Guerre mondiale fait rage. Achevé en 1922, le nouvel édifice préservant le style néogothique original est l'oeuvre de John Pearson et de Jean Omer Marchand. La Tour de la Paix sera terminée plus tard, en 1927.