Autres symboles du Canada

Certains objets, sites et structures au Canada sont devenus, par tradition ou par la perception du public, des symboles auxquels s'identifient les Canadiens. Ces points de repère sont aussi reconnus dans le monde entier comme étant typiquement canadiens. Voici quelques exemples de ces symboles non officiels.

La feuille d'érable

Feuille d'érable

La feuille d'érable est liée au Canada depuis le XVIIIe siècle. En 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste adoptait la feuille d'érable pour emblème. En 1848, la publication littéraire annuelle de Toronto, The Maple Leaf, présentait la feuille d'érable comme l'emblème choisi pour le Canada. En 1860, la feuille d'érable fut incorporée à l'insigne des militaires du 100th Regiment (Royal Canadians) et fut largement utilisée dans les décorations lors de la visite du prince de Galles au Canada.

En 1867, Alexander Muir composa The Maple Leaf Forever à l'occasion de la Confédération du Canada. Ce chant fut considéré pendant plusieurs décennies comme le chant national du pays. L'année suivante, les armoiries des provinces de l'Ontario et du Québec portaient toutes deux des feuilles d'érable.

Aujourd'hui, seule la pièce d'un cent est frappée à l'emblème de la feuille d'érable, mais entre 1876 et 1901, elle figurait sur toutes les pièces de monnaie canadienne. Les deux feuilles d'érable naissant d'une même brindille qui apparaissent aujourd'hui sur les pièces d'un cent n'ont presque pas changé depuis 1937.

Au cours de la Première Guerre mondiale, on incorpora la feuille d'érable à l'insigne du Corps expéditionnaire canadien. Les armoiries du Canada comportent depuis 1921 trois feuilles d'érable comme emblème canadien distinctif. Depuis la proclamation du drapeau national en 1965, la feuille d'érable est devenue notre symbole le plus important.

Le grand sceau du Canada

Grand sceau du Canada

Le grand sceau du Canada est apposé sur tous les documents d'État telles les proclamations et les commissions des ministres, des sénateurs, des juges et des hauts fonctionnaires de l'État fédéral.

Le sceau, fait en acier d'une trempe spéciale, pèse 3,75 kg et mesure 12,7 cm de diamètre. Il remonte au début du règne d'Elizabeth II. Un nouveau sceau sera frappé pour son successeur.

Le sceau porte l'effigie de la reine Elizabeth II assise sur le trône du couronnement, en grande tenue d'apparât, portant le globe et le sceptre. Les armoiries royales du Canada apparaissent au bas du sceau.

Le sceau actuel a été frappé à la Monnaie royale canadienne. L'inscription y figure en français et en anglais; auparavant, elle était en latin.

C'est le bureau du registraire général du Canada qui en a la garde. Le registaire général est aussi ministre de l'Industrie.

Le tartan

Tartan

Le Canada n'a pas de tartan officiel. Toutefois, les couleurs que prennent les feuilles d'érable au fil des saisons ont inspiré le motif conçu par David Weiser en 1964, connu comme le « tartan de la feuille d'érable  ». Il intègre le vert de l'été, l'or du début de l'automne, le rouge qui apparaît aux premières gelées et le brun des feuilles mortes.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC)

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est le corps policier national responsable de l'application des lois, de la prévention du crime et du maintien de la paix, de l'ordre et de la sécurité. La GRC fournit des services de police partout au Canada à l'échelon fédéral, provincial et territorial, et municipal. Même s'il s'agit d'un corps policier moderne, la tunique rouge et le cheval noir restent des symboles importants de la tradition de la GRC et de l'identité canadienne, comme le démontre la populaire cérémonie du Carrousel.

 Carrousel de la GRCInsigne régimentaire de la GRC

Réimprimer avec la permission de la GRC

Les édifices du Parlement

Parlement du Canada

Les édifices du Parlement sont le symbole par excellence du Canada. Flanqué des édifices de l'Est et de l'Ouest, l'édifice du Centre, remarquable par la Tour de la Paix et la Bibliothèque du Parlement, est connu dans tout le pays et dans le monde entier. Malgré l'animation que les débats modernes y créent, l'écho du passé et ses personnalités peuplent encore ses salles.

En 1841, le Bas-Canada (le Québec) et le Haut-Canada (l'Ontario) s'unissent pour former la Province du Canada. Le siège du gouvernement se déplace pendant des années. En 1857, on demande à la reine Victoria de choisir la capitale du pays.

À la surprise générale, la reine préfère Ottawa, rude ville de bûcherons, aux villes bien établies de Toronto, Kingston, Montréal et Québec. Offrant plus de sécurité en raison de son éloignement de la frontière américaine, Ottawa est un compromis politique et géographique.

Entreprise en 1859, la construction des édifices du Centre, de l'Est et de l'Ouest s'achève en 1866 (sauf la Tour de la Paix et la Bibliothèque). Un an plus tard, la Confédération canadienne voit le jour. Ces édifices sont aussitôt désignés siège du nouveau Dominion du Canada.

Le pays n'est pas encore cinquantenaire que la tragédie frappe. Le 3 février 1916, vers 21 heures, un petit incendie prend naissance dans la salle de lecture de l'édifice du Centre. Il se transforme rapidement en un brasier ardent, fait sept victimes et ne laisse des édifices qu'une structure carbonisée. L'incendie épargne cependant la Bibliothèque et l'aile nord-ouest.

On commence à reconstruire l'édifice du Centre alors que la Première Guerre mondiale fait rage. Achevé en 1922, le nouvel édifice préservant le style néogothique original est l'oeuvre de John Pearson et de Jean Omer Marchand. La Tour de la Paix sera terminée plus tard, en 1927.

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