Liberté d'expression

La Charte canadienne des droits et libertés garantit certaines libertés à tous les Canadiens. En vertu de l'article 2 de la Charte, la liberté de pensée, de croyance et d'expression est garantie aux Canadiens. Étant donné que les médias constituent un important moyen de communication des pensées et des idées, la Charte protège la liberté de la presse et des autres moyens de communication. Ces libertés, ainsi que les autres libertés garanties en vertu de l'article 2, telles que la liberté de religion et la liberté d'association, constituent les fondements de la liberté individuelle. Elles sont importantes, car dans une société démocratique comme le Canada, les gens doivent être libres de discuter de questions liées aux politiques publiques, de critiquer les gouvernements et de présenter leurs propres solutions aux problèmes sociaux.

L'importance de promouvoir et de sauvegarder la liberté d'expression est également reconnue à l'échelle internationale. L'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques inclut le droit à la liberté d'expression - y compris le droit de chercher, de recevoir et de transmettre les informations et les idées par quelque moyen que ce soit - en tant que droit humain fondamental.

Le poste de rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression a été créé en avril 1993. Son mandat consiste à recueillir de l'information sur la discrimination, les menaces ou le recours à la violence et au harcèlement envers des particuliers et des professionnels qui cherchent à exercer ou à promouvoir le droit à la liberté d'opinion et d'expression. Le rapporteur spécial communique aux Nations Unies des moyens de mieux promouvoir et protéger le droit à la liberté d'opinion et d'expression sous toutes ses formes. On peut consulter des documents liés au travail du rapporteur spécial sur le site Web du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

Journée mondiale de la liberté de la presse

En 1993, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse. Celle-ci souligne la liberté fondamentale de la presse partout au monde, et représente une occasion pour les pays d'examiner cette liberté à l'intérieur de leurs frontières. Dans de nombreux pays, les publications sont censurées, modifiées, baillonnées ou contrôlées. Les journalistes et les éditeurs sont harcelés, attaqués et même tués. Plus de 50 journalistes ont été tués en 2001-2002 alors qu'ils couvraient de violents conflits. Souvent, de tels actes ne sont pas des accidents associés à la guerre, mais plutôt des attaques ciblées sur des journalistes, perpétrées par ceux qui cherchent à empêcher une couverture des médias. À l'heure actuelle, plus de 100 journalistes sont incarcérés dans divers pays à cause de leur travail.

La Journée mondiale de la liberté de la presse est une occasion de défendre l'indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l'exercice de leur profession. Les activités et les promotions de la Journée mondiale de la liberté de la presse sont supervisées par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Prix mondial de la liberté de presse

Créé en 1997, le Prix mondial de la liberté de la presse - 25 000 $ - est remis chaque année à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse à un journaliste pour souligner un travail exceptionnel.

Le Prix mondial de la liberté de la presse 2003 sera décerné à Amira Hass, la première et unique journaliste israélienne qui vit et travaille dans les territoires occupés de la Palestine. Le regard critique qu'elle porte tant sur l'autorité israélienne que sur celle des Palestiniens l'a exposée à de fortes pressions des deux côtés, mais elle écrit sans relâche des articles empreints de compassion sur les difficultés que vivent les habitants de la région.

Organisations défendant la liberté d'expression

PEN Canada : Fondé en 1926, PEN Canada, un organisme affilié à PEN International, défend la liberté d'expression en tant que pierre angulaire de la démocratie en se fondant sur la conviction que tous les citoyens doivent pouvoir s'exprimer sans entrave sur tout sujet et de quelque façon que ce soit. PEN travaille à attirer l'attention sur l'emprisonnement et la réduction au silence d'auteurs qui expriment la vérité telle qu'ils la voient; le ciblage délibéré et l'assassinat de journalistes en raison de leur travail étant la plus grande menace à la liberté d'expression. Pour plus de renseignements, visitez leur site Web.

Article 19 - La campagne mondiale pour la liberté d'expression : Cette organisation, qui doit son nom à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, combat la censure et fait la promotion de la liberté d'expression et de l'accès à l'information partout dans le monde. Appuyé par des partenaires dans plus de 30 pays, l'article 19 conjugue des efforts de surveillance, des pressions politiques, des campagnes, des publication et des contestations judiciaires au nom de la liberté d'expression partout où elle est menacée. Pour en savoir plus sur leurs campagnes actuelles et autres activités cliquez ici.